Les annonces de l’agence de notation Standard & Poor’s sont toujours attendues en France avec une certaine anxiété. On se souvient en effet que l’agence américaine a toujours été la première à dégrader la note globale de la France, passée du triple A en 2012 au AA+, puis du AA+ au AA en novembre dernier. Cette fois-ci, l’agence de notation annonce, dans un document publié récemment, une baisse du prix de l’immobilier en France. Crédit Immobilier Toulouse revient sur cette étude.
Quid des prix de l’immobilier en France ?
Les prix de l’immobilier en France vont vers une diminution, mais restent largement surévalués. C’est en substance le message des économistes de Standard & Poor’s dans leur toute dernière étude sur le marché immobilier européen : « Le marché connaît une modeste correction après sa hausse spectaculaire de 155 % entre 1997 et 2007». Les économistes soulignent, dans ce même document : « nous nous attendons à ce que les prix résidentiels se contractent de 3 % cette année, soit une correction encore modeste vu la forte hausse des prix depuis 2007 ». En d’autres termes, la baisse très limitée des prix de l’immobilier ne suffira pas à redonner à la demande un pouvoir d’achat satisfaisant, ce dernier étant écrasé par le gonflement artificiel des prix et la mauvaise conjoncture économique.
Le marché immobilier français : un malade incurable ?
Le marché immobilier français va connaître des tensions toujours plus forte dans un futur proche. C’est ce que semblent hélas montrer les prévisions de l’INSEE, explicitées ici dans un article des Echos : « L’Insee estime que la population croît de 464.000 personnes par an, générant un besoin annuel de 223.000 logements supplémentaires, tandis que les divorces et autres changements sociologiques créent un besoin supplémentaire de 229.000 logements, soit au total 452.000 nouveaux logements nécessaires chaque année. Or jamais un tel niveau de mises en chantier n’a été atteint ces dernières années. Sur douze mois à fin novembre, 299.000 nouveaux logements seulement ont été mis en chantier ».
Face à ce contexte difficile, on ne s’étonne pas que l’annonce faite par François Hollande il y a deux semaines à Toulouse d’une série de mesures pour relancer la construction de logements, ait été unanimement saluée par les professionnels de l’immobilier. Mais dans le long terme, le problème n’a toujours pas trouvé sa solution…
